Les vents mauvais qui soufflent sur le pays se font ressentir jusqu’au sein de nos instances délibératives et une partie de la droite locale est en train d’y succomber. Bien que le parti dirigé par Madame Bracelet électronique et Monsieur Tweets antisémites n’ait pas réussi à intégrer les conseils de Nantes et de sa métropole, certains élus de droite se montrent sous un jour totalement décomplexé.
Lors du Conseil municipal nantais du 19 juin dernier, nous avons pu entendre le nouveau conseiller de droite Ronan Grippay mettre en cause le travail social de la municipalité, lui reprochant notamment de privilégier les familles de Roms face au reste de la population dans l’accueil et le logement et suggérer que le Centre communal d’action sociale (CCAS) était là « pour sortir les personnes de la précarité ou pour les inscrire dans les statistiques, voire pour certains sur les listes électorales ». Derrière le racisme assumé, il y avait une accusation déguisée à l’encontre de la municipalité, accusation « d’acheter » les voix des populations roms en facilitant les inscriptions sur les listes électorales.
Bien entendu, cette intervention a provoqué immédiatement un recadrage général de la part des élues et élus de gauche, ainsi qu’une tentative embrouillée de Sarah El Haïry (MoDem) de qualifier de « maladresse » la sortie raciste.
Leur chef de file Foulques Chombart de Lauwe, interpellé directement, n’a quant à lui eu aucun mot pour condamner les propos indignes de son collègue.
Au Conseil de la métropole nantaise qui eut lieu la semaine suivante, nous assistions à une autre remise en cause de l’accueil inconditionnel que les collectivités se doivent de mettre en œuvre. Axel Casenave, élu maire de Couëron en mars dernier, regrettait de devoir participer à l’accueil des migrants de l’Est en solidarité avec les autres communes métropolitaines, le portant à être en opposition avec son propre programme électoral. Mal lui en a pris, puisqu’il lui a été rappelé ses prises de positions iniques en matière de refus du raccordement à l’eau et de l’obligation scolaire pour les populations concernées.
Quelles que soient les explications plus ou moins embrouillées qui peuvent suivre, les clins d’œil d’une partie de notre droite locale en direction de l’extrême droite sont de plus en plus manifestes. Inquiétant.